Education : LES RYTHMES SCOLAIRES

COMMUNIQUÉ LES RYTHMES SCOLAIRES

Les pièces du puzzle se mettent en place dans les communes qui « expérimentent de nouveaux rythmes » depuis la rentrée 2013. Les remontées sont parcellaires, il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions valables.

Néanmoins, même lorsque cela se passe bien, que les familles et les enfants vivent plutôt ce changement comme une dé régularisation, non pas du temps scolaire, mais de la journée de l’enfant et des familles dans sa globalité.

Même si tout cela n’est pas encore très quantifiable, il apparait, paradoxalement, que le temps passé en dehors du temps scolaire va s’allonger pour un grand nombre d’enfants. Les enfants qui n’allaient pas à l’accueil du soir. Ceux qui ne fréquentaient les centres de loisirs du mercredi. Dans un grand nombre de cas, c’est un cout supplémentaire pour les familles.

Pour la grande majorité des communes cette année scolaire 2013-2014 s’annonce studieuse. L’anxiété des parents nous apparait comme grandissante et les interrogations se font beaucoup plus précises sur

 

  • les horaires,
  • les activités qui seront proposées,
  • la qualification des personnels recrutés
  • la gratuité
  • la liberté de choix laissé aux enfants et aux parents d’y participer/de les pratiquer.
  • la confusion entre le temps scolaire et le temps périscolaire pour les enfants
Nous regrettons que le  temps de midi ne fasse pas plus l’objet de projet et de réflexion.

Nous souhaitons que le libre choix soit laissé aux familles d’inscrire leur enfant dans les activités post scolaire.

Nous souhaitons la gratuité de ces activités pour l’ensemble des participants.

Nous demandons une équité de traitement pour les projets dits « dérogatoires ».

Le choix du mercredi, bien que généralement retenu, apparait de plus en plus comme un choix imposé sans concertation.

L’application de la réforme en maternelle reste toujours un point d’achoppement [la sieste].

Le ministre demande que l’on ne perde pas de vue le « bien être des enfants ». En cela, la nouvelle organisation du temps de travail, de remédiation et de détente constitue une première étape indéniable. Il nous reste, toutefois, à inventer une école qui donne du temps aux enfants dans l’acquisition de leurs compétences (par l’instauration d’unités de valeurs au sein de leurs cursus) ; mais aussi, une école qui permette à chacun de nos enfants de ne plus se sentir rejeter du fait d’une sélection trop hâtive; et, enfin au delà de l’acquisition du socle des connaissances, une école qui valorise la compétence de chacun de nos enfants à travers le libre choix d’un plus grand nombre de matières tout au long de son apprentissage.

 

Octobre 2013Jean-Christophe Cotta

Président de l’UNAAPE Ile de France

Laisser un commentaire